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Les premières impressions : une vision fragmentée

La sortie de Joker : Folie à Deux, nouvelle réalisation de Todd Phillips, est marquée par une réception critique chaotique.
Présenté en avant-première à la Mostra de Venise, le film a plongé dans la discorde.
D'un côté, certains critiques dénoncent une œuvre « vide » et « ennuyeuse », un film qui échoue à captiver. 

De l'autre, une minorité trouve dans cette approche audacieuse un éclat prometteur, bien que confus et dénué d'intensité. Joaquin Phoenix reprend son rôle d'Arthur Fleck/Joker, tandis que Lady Gaga incarne une Harley Quinn revisitée dans un décor inspiré des comédies musicales. 

Une ambition esthétique qui, paradoxalement, semble faire défaut à l’impact émotionnel.

La violence et l’ambiguïté politique : une réflexion perturbée

Le film est également critiqué pour sa violence omniprésente, qui semble servir de cache-sexe à un message politique jugé maladroit.
La critique se concentre sur l’inefficacité du film à traiter de la maladie mentale et des tendances criminelles avec la profondeur requise, laissant une impression de superficialité.
Les jugements convergent vers l’idée que le propos politique est non seulement paresseux mais aussi erroné, une « blague de mauvais goût » selon Vanity Fair. 

Cette violence, loin d’être un cri de vérité, semble plutôt un simulacre, un espace où le sens s'efface devant l'extravagance.

Réactions publiques : entre admiration et désillusion

Le public, lui aussi, se divise.
Sur Metacritic, Joker : Folie à Deux obtient une note moyenne de 53/100, tandis que Rotten Tomatoes lui accorde 60% d’avis positifs

Les spectateurs se partagent entre ceux qui louent la prestation de Lady Gaga et la qualité visuelle, et ceux qui, désillusionnés, regrettent un rythme inégal et une construction de personnages insuffisante.
Ce contraste entre éloges et critiques reflète une dissonance fondamentale : le film suscite autant d’admiration que de déception.

Une œuvre inachevée ou un geste artistique audacieux ?

En somme, Joker : Folie à Deux semble cristalliser les tensions entre ambition artistique et exécution défaillante. 

La violence exacerbée, le message politique flou et l’approche expérimentale ne parviennent pas à offrir une réponse cohérente aux attentes élevées.
Reste à savoir si le public, lors de sa sortie en salles, percevra cette œuvre comme une audacieuse tentative de renouveau ou comme un exemple de déception cinématographique. 

La critique est donc laissée en suspens, oscillant entre la promesse et l’illusion.

Commentaires

  1. Autant le premier j'ai adoré, autant le second ça me donne pas envie...rien que l'histoire...ça sent le truc pour buzzer avec Ladygaga

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JDF (Journal des Fous)